Le kommando de WEFERLINGEN

Autres appellations : GAZELLE ou GERHARD

Localisation : à 10 km au nord de la ville de HELMSTEDT, sur le site du village de WALBECK, et à 50 km au nord-ouest de MAGDEBURG (Carte N°1)

Ouverture : 22/08/1944

Évacuation : 05/04/1945

Effectifs : 450 hommes au 31/01/1945

Activités : Entreprise de construction GERHARD, construction d’une usine souterraine

Les détenus, des français en grande majorité, avaient pour tâche de construire une usine souterraine dans des galeries de potasse, usine dans laquelle était prévue la production de moteurs pour avion et bateaux rapides. Les détenus étaient regroupés par équipe et travaillaient soit, pour les plus nombreux, à l’intérieur de la mine (creusement des galeries et déblaiement du sel extrait) soit à l’extérieur (travaux de terrassement). Les conditions de travail étaient extrêmement pénibles. Les équipes travaillant à l’extérieur souffraient du froid. Toutefois, de l’avis unanime, les conditions de travail étaient encore plus pénibles à l’intérieur des mines. En effet, il n’y avait aucun système d’aération et l’air respiré par les détenus était saturé de sel. La mine avaient été laissée à l’abandon, et le matériel utilisé par les détenus étaient dans un très mauvais état, ce qui a été la cause de nombreuses blessures, dont les conséquences étaient désastreuses (panaris, phlegmons, gangrènes, …). Dans la mine, les détenus travaillaient en deux équipes de 12 heures, une semaine de jour et une semaine de nuit, sans aucun jour de repos. A ces conditions de travail inhumaines, s’ajoutait un manque cruel de nourriture, les détenus n’ayant droit qu’à un seul repas par jour, distribué le soir après l’appel qui durait en moyenne deux heures. Il n’y avait aucune source d’eau potable dans le camp. A ce régime, la santé des détenus se détériorait rapidement et le taux de mortalité était extrêmement élevé. Le Kommando de WEFERLINGEN fut libéré le 12 avril 1945 par les américains. Les détenus, dont l’état de santé était catastrophique, évitèrent ainsi les longues marches de la mort auxquelles peu d’entre eux auraient probablement survécu.

(in Le Livre Mémorial de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos)

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