Né le 4 avril 1905 à Évreux dans le département de l’Eure, il est dirigeant de l’usine à gaz de Nonancourt (27). En 1942, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France), puis le mouvement Libération-Nord. Il organise les premiers noyaux de résistance à Nonancourt. Avec un petit groupe de camarades ralliés à sa cause, il participe à divers sabotages d’installations électriques ou de voies ferrées. Au printemps 1943, il rejoint le renseignement au sein du réseau Hunter pour lequel, il se charge de l’évasion et de l’hébergement d’aviateurs alliés mais aussi de missions de renseignement. Il est arrêté le 8 juillet 1944 par les autorités allemandes à Hellenvilliers (27). Incarcéré à la prison d’Évreux, puis transféré à celle de Fresnes (94). Déporté le 15 août depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 76884. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 septembre il est transféré au Kommando de Dora, puis le 7 septembre au Kommando d’Ellrich-Juliushütte chargé des travaux de la Mittelwerk. Le 9 décembre, malade, il est admis au Revier de Dora. Le 18 mars il est envoyé au mouroir de la Boelcke-Kaserne à Nordhausen.
Robert LE LÉDAN y décède le 4 avril victime du bombardement, ce jour là, de la ville de Nordhausen.