LÉCOLE Camille KLB 52828

Né le 6 mars 1920 à Imphy dans le département de la Nièvre, il est mécanicien régleur. Mobilisé le 2 juin 1940, il est démobilisé le 22 août 1940. Afin d’achever son temps d’obligation militaire lié à la classe 1940 qui est la sienne, il intègre de force un de ces tous nouveaux Chantiers de jeunesse de Vichy (03) situé dans la forêt de Tronçais dans la partie de l’Allier « non occupée ». En 1942, il fait partie de l’équipe « sabotage fer ». Pendant l’hiver 1942-1943, cette équipe a signé la presque totalité des sabotages et attentats de la période novembre 1942 à mars 1943. Il est arrêté à Imphy, chez ses parents le 15 février 1943, peu avant la grande vague d’arrestations qui va opérer des coupes sombres dans les rangs FTPF ( Francs-Tireurs Partisans Français). Incarcéré successivement à Nevers (58), Bourges (18) et Blois (41), il est interné en avril 1944 au camp de Royallieu à Compiègne (60). Il est déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185881 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52621. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 10 juin, il est transféré au Kommando de Mühlhausen chargé de la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes d’avions pour la firme Junkers. Il est transféré au camp de Mauthausen, affecté au Kommando d’Ebensée sans recevoir un nouveau matricule. Il est libéré le 6 mai 1945 par les troupes américaines.

Camille LÉCOLE est décédé le 21 octobre 2002 à Nevers dans le département de la Nièvre.