Né le 11 juin 1922 à Ponts-et-Marais dans le département de la Seine-Maritime, il est tourneur et réside à Rouen (76). En février 1943, il rejoint la Résistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français) de la Somme, sous le pseudonyme de Robert Legrout. Il devient ensuite un chef de groupe de Libération-Nord, dans le secteur de Tôtes (76) où il a son actif de très nombreuses actions résistantes aussi bien dans la Somme qu’en Normandie. Il est arrêté le 3 juin 1944 par la Gestapo, sur la route nationale de Tôtes à Rouen. Il est conduit au siège de la Gestapo à Rouen où il est interrogé, puis incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle de cette ville. Le 9 août, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 47806. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 22, il reçoit le matricule 78751. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 10 au Grand camp. Il est affecté le 6 septembre au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 13 septembre, il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque.
Robert LEGOUT est abattu le 16 avril par un SS d’une balle dans la tête, entre Raitzen et Reimsdorf.