Né le 4 mars 1923 au Val-de-la-Haye dans le département de la Seine-Maritime, il est manœuvre domicilié à Petit-Couronne (76). Pour éviter d’être envoyé travailler en Allemagne, il travaille en 1943 pour l’Organisation Todt en charge de la construction du Mur de l’Atlantique. Il rejoint la Résistance au sein du Groupe Valmy. Il est arrêté le 10 décembre, dans le cadre de l’opération conduite par les polices françaises et allemandes à Petit et Grand-Couronne. Interrogé par le chef de la section judiciaire de Rouen, il minimise sa participation aux actions du groupe. Il n’a rien fait d’autre que tracer sur un mur Vive la Corse quand elle a été libérée. Convaincu d’être un sympathisant du Parti communiste clandestin, d’avoir détenu des armes, il est incarcéré à Rouen (76) puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31673. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185906 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 53561. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis au Block 52 également au Petit camp. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 9878.
Jean LEGRIS y décède le 23 mars 1945.