LENS François KLB 30660

Né le 13 février 1890 à Thildouck en Belgique, il est rectifieur aux Établissements Renault. En 1935 il adhère au Parti Communiste Français où il est un militant très actif et devient en 1938 membre du bureau régional. Il est l’objet de plusieurs propositions d’éloignement puis en novembre 1940 d’un arrêté d’expulsion. Il bénéficie néanmoins d’un sursis accordé par le préfet de la Loire Inférieure. A partir de janvier 1941, comme étranger indésirable, il est astreint à se présenter tous les 5 jours au commissariat. Le 23 juin 1941, il est suspecté d’être membre du groupe FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il est arrêté par la Geheime-Feldpolizei (police allemande), puis incarcéré à la prison de Nantes (44) et ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 24 janvier 1943 à Sachsenhausen qu’il atteint le 25 où il reçoit le matricule 58848. Le 4 février 1945, il est transféré au camp de Buchenwald où il perçoit le matricule 30660 et intègre le Block 65 du Petit camp. Le 17 février il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre successivement les Blocks 17, 3 et 10. Le Kommando est évacué à pied le 9 avril 1945. La Marche de la mort dure douze jours, 300 km sont parcourus. La libération intervient dans la ville de Wittenberg sur l’Elbe à la rencontre des troupes américaines.

François LENS lors de cette évacuation est abattu par un SS le 20 avril 1945.