Né le 13 novembre 1914 à Angers dans le département du Maine-et-Loire, il est menuisier à Montluçon (03). Mobilisé le 27 août 1939 au sein du 133e Dépôt d’infanterie, affecté au 402e régiment de DCA (Défense contre aéronefs), il est rendu à la vie civile le 6 août 1940. Il est arrêté le 31 décembre 1940 pour menées communistes en application du décret Daladier du 26 septembre 1939. Il est incarcéré à la prison de Montluçon puis transféré à celle de Riom (63). Le 5 juillet 1941 le tribunal de Clermont-Ferrand (63) le condamne à trois ans de prison, cent francs d’amende et à vingt ans de privation de droits civiques. Le 3 janvier 1944, il est remis en libéré, mais aussitôt interné le jour même par la gendarmerie de Lalinde (24) au camp de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69871. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp. Le 14 septembre il est transféré au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine une usine de fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué les 11 et 12 avril 1945.
Eugène LETÈVE est décédé lors de l’évacuation aux environs de la ville de Miestre.