Né le 3 mai 1922 à Cailleville dans le département de la Seine-Maritime, il étudie au Petit séminaire de Flers (61) puis à l’Université Catholique de l’Ouest à Angers (49). Il trouve refuge auprès d’une famille de fermiers de Beaumont le Roger (27) lorsqu’il est appelé pour le STO (Service du travail obligatoire). En juillet 1943, sous le pseudonyme de Joseph Touzé, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France) et les groupes francs Vengeance et le réseau Allais-Coville dans lequel il participe à des actions de transport d’armes, de sabotages ou encore de réception de parachutages. Il est arrêté près de Bourgtheroulde (27) le 9 mai 1944 par la Gestapo, alors qu’il circule à vélo avec sur lui une musette contenant des journaux clandestins, des tickets d’alimentation et un revolver chargé. Il est incarcéré à la prison d’Évreux, puis suite au bombardement de celle-ci, à la prison de Fresnes (94) qu’il atteint le 18 juin. Le 26 juillet il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 81269. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 10 au Grand camp. Le 6 septembre il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 13 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque. Il réussit à s’évader avec un camarade de la colonne et sont recueillis par des prisonniers de guerre français. Ensemble ils assistent avec une joie indescriptible à l’arrivée de l’armée Rouge.
Raymond LEVASSEUR est décédé le 1er décembre 1982 à Le Tronquay dans le département du Calvados. Il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45.