Né le 18 février 1903 dans le XI° arrondissement de Paris, il est contrôleur à la Société des Moteurs Gnome et Rhône à Paris. Mobilisé en septembre 1939 à la B A (Base aérienne) 107 à Villacoublay (78), il est rendu à la vie civile le 2 octobre pour être affecté spécial dans l’usine des Moteurs Gnome et Rhône. Il est arrêté le 8 mai 1941 par la Gestapo à Moulins (03) alors qu’il tente de franchir la Ligne de démarcation pour rejoindre l’Angleterre. Incarcéré à la prison de Nevers (58) puis à celle de Fresnes (94). Le 4 juillet 1941 il est jugé par la Cour martiale allemande et condamné à la peine capitale, peine qui sera commuée en douze années d’internement en Allemagne. Il est déporté le 1er septembre depuis la gare de l’Est à Paris en Allemagne à la prison de Karlsruhe dans le Land du Bade-Wurtemberg, puis transféré à celle de Rheinbach dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et à celle de Siegburg, prison située près de Bonn. Envoyé à Auschwitz où on lui tatoue sur l’avant-bras gauche le matricule 125203. Il est transféré le 10 janvier 1945 au Kommando d’ Ohrdruf qui dépend du camp de Buchenwald où il reçoit le matricule 109731. Le 12 janvier il est envoyé au camp de Buchenwald où il reçoit un nouveau matricule le 104730 et intègre le Block 67 du Petit camp, affecté au Kommando intérieur Invalidenblocks (petits travaux dans le camp). Il est libéré le 11 avril 1945.
Lucien LEVI est décédé le 14 juin 1945 au Kremlin-Bicêtre dans le département du Val-de-Marne.