HÉRACLE Louis KLB 51022

Né le 15 février 1908 dans le VIIIe arrondissement de Paris, il est ajusteur-outilleur puis contrôleur à la fabrication des machines-outils, à l’atelier d’usinage de l’Alsthom de Saint-Ouen. En novembre 1939, il est réformé temporaire, en raison d’une crise d’ulcère. À son retour, il est repris comme « service armé », réquisitionné par l’entreprise. Dans la Résistance, il est responsable à « l’Organisation » pour plusieurs usines et se charge de distribuer les tracts et les journaux de la CGT et du Parti communiste. Il effectue également des actions de dégradations dans l’usine. Il est arrêté le 22 juillet 1942, à son domicile, par des inspecteurs de la BS1. Le 12 juin 1943 devant la Section spéciale de la Cour d’appel de Paris, il est condamné à deux ans de prison et 1 200 francs d’amende. Emprisonné successivement à la prison de la Santé à Paris, à la centrale de Poissy (78), à celle de Melun (77) et celle de Châlons-sur-Marne, il est ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai 1944 à Buchenwald qu’il rejoint le 14, il y reçoit le matricule 51022. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 40 du Grand camp. Il est affecté le 5 juin au Kommando intérieur 2 E Bahnhof Weimar Nord (travaux à la gare de Weimar), le 9 septembre au Kommando intérieur Maler Truppenverwaltung (peintres pour l’administration SS), le 30 septembre au Kommando intérieur Holzhof (collecte du bois de chauffage) et le 15 janvier 1945 au Kommando intérieur Bauhof (hangar des matériaux). Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.

Louis HÉRACLE est décédé le 13 mars 1991 dans le Xe arrondissement de Paris. Il est Chevalier de la Légion d’honneur.