Né le 27 août 1905 à Mâcon dans le département de la Saône-et-Loire, il est instituteur à Silly-en-Gouffern où il exerce également la fonction de secrétaire de mairie dans cette commune. Mobilisé en septembre 1939 comme sergent dans le Génie, il est démobilisé fin août 1940. Dès septembre 1940, en sa qualité de secrétaire de mairie et à titre individuel, il se livre à une obstruction systématique des ordres allemands, que ce soit concernant l’obligation de déposer les fusils de chasse ou la non-observation des ordres de réquisition de denrées alimentaires. Courant 1941, il fournit de fausses pièces d’identité à plusieurs Juifs pour leur permettre de gagner la zone non occupée. En septembre 1943, il rejoint la Résistance au sein du réseau Centurie, puis l’AS (Armée secrète). Il est chargé, de constituer un groupe de résistance à Silly-en-Gouffern, dont il prend la tête, ainsi que de camoufler un dépôt d’armes. Fin mai 1944, il prend la tête du secteur d’Argentan. Après le débarquement, il organise avec le maquis de Silly, l’abattage d’arbres sur les routes traversant la forêt afin de ralentir la montée des unités allemandes vers le front de Normandie. Le 20 juin 1944, le village de Silly-en-Gouffern est cerné par une compagnie de la Wehrmacht. Il est arrêté par des agents de la Sipo-SD de l’Orne, interrogé à Condé-sur-Sarthe (61), lieu de repli des services allemands d’Alençon (61), puis incarcéré à la prison d’Alençon (61). Début août il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 46784. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78532. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 57 également au Petit camp. Il est affecté le 27 septembre au Kommando intérieur Holzkommando Bahnbau (Kommando du bois pour les voies ferrées). L2 octobre, il est transféré au Kommando de Gandersheim chargé de la fabrication des carlingues pour les avions Heinkel. Le Kommando est évacué le 4 avril 1945 en direction du camp de Dachau. Il est libéré à Dachau le 29 avril par les troupes américaines.
Louis LOUVRIER est décédé le 9 décembre 1960 à Argentan dans le département de l’Orne.