MAILLET André KLB 53429

Né le 7 septembre 1922 à Crissay en Indre-et-Loire. Il exerce la profession d’ajusteur. Le 3 avril 1943, il est arrêté une première fois, soupçonné de sabotage, mais faute de preuve, il
est relâché deux jours plus tard. Réfugié chez le père d’un ami à Veigné (37), il apporte du ravitaillement à son frère, membre du Front national de lutte pour la libération et
l’indépendance de la France, qui s’est évadé et qui se cache dans un village dans les environs. Le 2 mars 1944, à la suite d’une dénonciation, il est arrêté par la Gestapo à
Veigné. Incarcéré à la prison de Tours, puis interné le 18 mars au camp de Royallieu à Compiègne, il est déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185984
est tatoué sur son bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 53429. Il effectue une courte période de
quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 57 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 10 juin, il
est transféré au Kommando de Mühlhausen, chargé de la fabrication de fuselage et de pièces de gouvernes pour les avions Junkers. Le 25 septembre, nouveau transfert, il est
affecté au Kommando de Rottleberode. Les détenus y fabriquent, dans une carrière de gypse, des trains d’atterrissage pour les avions Junkers. Le 4 avril 1945, c’est l’évacuation
en direction du camp de Sachsenhausen qu’il rejoint le 16 avril. Le 22 avril, le camp est évacué lors d’une Marche de la mort. André Maillet est libéré le 2 mai 1945 par l’Armée
rouge. Il regagne la France le 24 mai.

André Maillet est décédé le 1er avril 2023 à Tours en Indre-et-Loire.