Né le 1er juillet 1924 à Saint-Claude dans le département du Jura, il est boucher à Saint-Claude. Le 9 avril 1944, jour de la fête de Pâques, il est arrêté par la Gestapo qui, sous le prétexte d’une vérification d’identité, avait réuni tous les hommes de 18 à 45 ans de la commune, place du Pré à Saint-Claude. Cette rafle est effectuée dans le cadre de l’opération Frühling sur l’Ain et le Haut-Jura, en représailles au soutien accordé par la population au Maquis du Haut-Jura. Les 302 otages sont enfermés à l’école des filles rue Rosset. Le lendemain matin, ils sont internés au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 32121. Pierre Marc est déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51960. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando de Wieda, siège de la SS-Baubrigade III chargé de la réalisation de la ligne de chemin de fer reliant Kassel à Nordhausen. Le 30 juillet il est envoyé au Kommando de Dora, affecté à l’usine de montage des fusées sur une machine-outil. Le Complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945, il est incorporé le 5 dans un convoi d’évacuation en train en direction du camp de Ravensbrück qu’il atteint le 14 avril où il reçoit un nouveau matricule le 13620. Le camp de Ravensbrück est à son tour évacué les 26 et 27 avril. Il est libéré début mai par les troupes soviétiques.
Pierre MARC est décédé le 16 avril 2024 à Saint-Claude dans le département du Jura.