Né le 16 janvier 1905 à Buenos-Aires en Argentine, il est employé à la SNCASO (Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest). Il est arrêté une première fois le 23 février 1942 pour actes de sabotages, mais est remis en liberté. A la fin de 1942 et à la suite des rafles qui ont désorganisé la région de la Loire-inférieure du Parti communiste, il devient secrétaire régional aux masses. Il est de nouveau arrêté le 20 janvier 1943 par le SPAC (Service de police anti-communiste) à son domicile à Rezé (44). Incarcéré à la prison de Nantes (44), il est interné le 13 juillet au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20162. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp, puis intègre le Block 31 du Grand camp. Le 6 octobre il est transféré au Kommando de Dora. Considéré par les SS comme «inapte au travail» il est incorporé, le 15 janvier 1944, dans un convoi de 1000 malades ayant pour destination le camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne qu’il atteint le 17 où il perçoit le matricule 5628.
Vincent MAZAN y décède le 7 février 1944.