Né le 19 juin 1915 à Sanvic dans le département de la Seine-Maritime, il est photographe. En août 1942, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il distribue des tracts et des journaux et confectionne gracieusement des cartes et photos d’identité pour les réfractaires et personnes recherchées par l’occupant. En janvier 1944, il rejoint la Cie FTPF (Francs-tireurs partisans français) du Havre, en tant que membre du 3e groupe du 1er détachement, puis en juin 1944, le 4e groupe de la 1ère section. Il est arrêté le 22 juillet 1944, en même temps que son épouse et son père suite à une dénonciation, incarcéré à la prison du Havre, puis transféré à celle de Rouen. Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 81211. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 5 septembre, il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 14 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque.
Jacques MELLET est décédé le 17 avril 1945 entre les localités d’Oberaudenhain et Bockwitz lors de cette évacuation.