Né le 12 janvier 1909 à Saverne dans le département du Haut-Rhin, il est mécanicien et demeure à Sarrebourg (57). Mobilisé en septembre 1939, il rejoint 23e RI (Régiment d’infanterie) affecté sur la Ligne Maginot dans le secteur de Haguenau (68). Après l’armistice, il échappe à la captivité et le 14 juillet 1940, il parvient à rejoindre son épouse réfugiée à Alençon (61). En janvier 1941, lors d’une discussion avec des soldats allemands, il a l’imprudence de dire du mal d’Hitler et du régime nazi. Dénoncé, il est arrêté le 16 janvier, condamné à trois ans de détention et incarcéré à la prison de Caen (14), puis à celle de Villeneuve-Saint-Georges (94). Il est ensuite déporté dans la forteresse de Rheinbach (Rhénanie), puis le 21 janvier 1943, transféré dans la prison de Siegburg (Rhénanie). Le 20 août 1944 il est envoyé au KL d’Auschwitz. Le 28 octobre il est transféré au camp de concentration du Stutthof en Pologne il reçoit le matricule 99852. Le 28 novembre il arrive au camp de Buchenwald, il devient le matricule 97967 et intègre le Petit camp.
Albert MEYER y décède le 8 décembre 1944.