Né le 7 août 1917 dans le XI° arrondissement de Paris, il est artisan tapissier. En 1936 il adhère au Parti communiste. Pendant l’occupation après plusieurs mois d’inactivité militante, il distribue des tracts du Parti communiste clandestin. puis accepte en 1942 d’entrer dans les FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français). Le 21 novembre, il participe au lancement de bouteilles incendiaires contre un dépôt de bois dans le XIII° arrondissement. Quelques jours après cette action, le 28 novembre 1942, cinq inspecteurs de la BS2 l’interpelle à Paris. Lors de la perquisition de son domicile les policiers saisissent un pistolet 6,35 m/m, des tracts et journaux édités par l’organisation communiste. Interrogé dans les locaux des Brigades spéciales à la Préfecture de police, il est livré aux Allemands, puis incarcéré. Le 16 août 1943, il est déporté depuis la gare de l’Est à Paris au camp de Neue-Bremm à Sarrebruck en Allemagne qu’il rejoint le 17. Le 27 août, il est transféré à Mauthausen où il reçoit le matricule 34575. Le 17 novembre, il est envoyé à Buchenwald où il perçoit un nouveau matricule le 22554 et intègre le Block 14. Le 22 janvier 1944, il est transféré au Kommando de Dora, puis à celui d’Ellrich-Juliushütte. Le 3 mars 1945, jugé « inapte au travail » par les SS , il est envoyé avec avec 1602 malades à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars le convoi reformé avec 2251 malades est dirigé vers Bergen-Belsen qu’il atteint le lendemain. Il est un des rares survivants. Il est libéré le 15 avril par les troupes britanniques.
Jules MILINE est décédé le 30 juin 2011 à La Seyne-sur-Mer dans le département du Var.