
Né le 31 décembre 1922 à Paray-le-Monial dans le département de la Saône-et-Loire, il est ajusteur à l’usine Cérabati située dans sa commune de naissance. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse de partir travailler en Allemagne et se cache quelque temps avant de rejoindre la Résistance sous le pseudonyme de Jean. Il est arrêté le 11 janvier 1944, par la Milice à Paris, lors d’un contrôle d’identité, incarcéré le 14 à la prison de la Santé à Paris, puis le 8 mars transféré à celle de Fresnes (94). Le 20 mars, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30 où le matricule 186090 lui est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52772. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 57 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 8 juin, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le 2 janvier 1945, il est envoyé au Kommando de Westeregeln chargé de l’assemblage et la finition d’avions de chasse Heinkel dans des galeries à plusieurs niveaux jusqu’à 700 mètres de profondeur d’une mine de sel. Le 1er avril, il est renvoyé au Kommando de Schönebeck. Le Kommando est évacué à pied le 11 avril 1945 lors d’une Marche de la mort de 500 km pendant vingt-trois jours. Il est libéré le 4 mai par les troupes américaines vers Parchim.
Georges MILLOT est décédé le 23 septembre 2012 à Paray-le-Monial dans le département de la Saône-et-Loire.