Né le 5 août 1924 dans le XXe arrondissement de Paris, normalien en 1941, il poursuit ses études au lycée Corneille de Rouen et demeure avec ses parents à Berville-sur-Seine (76). Il participe avec deux camarades à la création du Front National Étudiant, mouvement qui regroupe les Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP) et l’Union des Étudiants Patriotes. Ils rédigent le journal La lutte Universitaire qui porte en sous-titre L’Anti-Pétain. Suspecté par l’administration du lycée, il est exclu. Avec ses camarades, il monte des opérations cartes de pain pour ravitailler les maquis qui ne peuvent aller les chercher dans les mairies. A Berville-sur-Seine il doit cacher un sac rempli de précieuses cartes dans un arbre creux; quelques jours plus tard, voulant le récupérer, il est découvert. Traqué par la police il doit passer dans l’illégalité et s’enfuir dans le département de l’Oise. Sous le pseudo de Max il participe comme responsable départemental des Jeunesses Communistes à des actions contre l’occupant avec les FTPF (Francs-tireurs partisans français). Recherché par la Gestapo, il doit de nouveau s’enfuir dans l’Eure-et-Loir sous le pseudo de François. Il est arrêté le 15 juillet 1944 à Bouglainval (28) par la police allemande, interrogé à la Feldgendarmerie de Dreux (28), puis incarcéré à la prison de Chartres (28). Le 8 août, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 81103. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 septembre, il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 13 septembre, il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé de transformer en usine une mine de sel située à 460 mètres sous terre.
Michel MIUS y décède le 6 février 1945