Né le 2 août 1899 à Vernantes dans le département du Maine-et-Loire, il est ajusteur et demeure à Nantes (44). Il est arrêté le 13 juillet 1943 à Nantes par la SPAC (Service de police anti-communiste) pour menées communistes, incarcéré à la prison La Fayette de la ville, puis le 13 septembre interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 28 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 30 où il reçoit le matricule 30530. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp. Le 26 octobre il est transféré au camp de Neuengamme qu’il atteint le 27 où il perçoit le matricule 63820. Le 14 novembre il est affecté au Kommando d’Hohwacht chargé de fabriquer des appareils de navigation (gyrocompas) pour la fusée V2. Le Kommando est évacué le 19 avril 1945 et les détenus sont emmenés à Rathmannsdorf, près du canal qui relie la Mer du Nord à la Baltique. Le 5 mai, ils doivent continuer à pied en direction de Kiel. Là, les gardiens les abandonnent. Il est libéré le 6 mai.
Émile MONTAUDON est décédé le 5 avril 1979 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique.