NALLIT Jean KLB 49839

Né le 14 septembre 1923 dans le VI° arrondissement de Lyon dans le département du Rhône, il demeure avec ses parents à Sathonay-village. Après l’obtention du certificat d’études, il rentre à l’École des métiers des industries métallurgiques du Rhône. Il doit interrompre ses études suite à la fermeture l’école en 1939. En juin 1940, partageant l’illusion de beaucoup de Français et imaginant que la lutte va continuer sur tout le sol national, il se replie à Montélimar où il apprend la demande d’armistice. Il ne retourne à Lyon qu’après le départ des Allemands en juillet 1940. Il devient tourneur-ajusteur aux usines de la Mouche de la centrale thermique de la Compagnie du Gaz. Dès 1941, il commence à agir, distribuant des tracts puis des journaux clandestins dans les boîtes aux lettres ou par jets dans les rues passagères. Début 1943, il est appelé comme tous ceux de sa classe d’âge aux Chantiers de jeunesse, il s’en s‘évade au bout d’un mois et muni de faux papiers entre en clandestinité. En juin 1943, il rejoint à plein temps la Résistance au sein du réseau Charette. Il a en charge la fabrication et la distribution des faux papiers, notamment pour les personnes juives persécutées, mais consacre également une partie de son activité au repérage et au renseignement, photographiant les péniches qui transportent des sous-marins allemands en pièces détachées sur la Saône pour rejoindre la mer. Enfin, il participe à l’organisation du maquis dans l’ouest lyonnais. Il est arrêté le 31 mars 1944 à Lyon par la Gestapo, transféré à leur siège rue Berthelot pour interrogatoire, puis incarcéré à la prison Montluc à Lyon et le 1er mai interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 il reçoit le matricule 49839 et effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 12 juin, il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 15 juillet, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué à pied le 11 avril 1945 lors d’une Marche de la mort de 500 km pendant vingt-trois jours. Il est libéré le 4 mai par les troupes américaines vers Parchim.

Jean NALLIT est décédé le 12 novembre 2024 à Caluire-et-Cuire dans le département du Rhône. Il est Grand-Croix de la Légion d’honneur et à le titre de Juste parmi les Nations décerné par le Mémorial Yad Vashem