NICOLAS Émile KLB 21112

Né le 14 octobre 1922 à Genneville dans le département du Calvados, il est bouilleur de cru à Manneville-la-Raoult par Beuzeville (27) où il demeure. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse d’aller travailler en Allemagne et décide de franchir la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres). Il est arrêté le 3 juillet 1943, par la Feldgendarmerie à Puyoô (64), incarcéré à la prison de Saint-Palais (64), puis transféré à celle de Saint-Jean-Pied-de-Port (64) et au fort du Hâ à Bordeaux (33). Le 5 août il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 17316. Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 21112. Il effectue sa période de quarantaine au Block 55 du Petit camp. Le 13 octobre il est transféré au Kommando de Dora. Le 25 mars il est envoyé au Kommando d’Ilfeld chargé de travaux de terrassement pour l’installation d’un réseau électrique d’un transformateur à une école des Jeunesses Hitlériennes aménagée dans un ancien cloître. Le 5 avril, le Kommando est évacué en train en direction de Hambourg. Le 10 le train est arrêté à la gare de Mieste suite aux bombardements des voies par l’aviation alliée. Les déportés en profitent pour descendre des wagons et à s’échapper dans les bois environnants. Certains sont abattus, d’autres sont capturés et ramenés au train, puis il sont conduits à pied à Gardelegen où le 13, les 1016 déportés sont brûles vifs dans une grange.

Émile NICOLAS est déclaré disparu.