Né le 7 juillet 1922 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique, il est employé des Postes dans sa ville de naissance. Le 20 octobre 1940 il rejoint la Résistance au sein du réseau Libération-Nord, chargé du recrutement des volontaires et de la formation au maniement des armes et de leur récupération. Agent des PTT, il met à profit ses compétences pour fournir des renseignements aux Alliés. Il est arrêté en février 1941 à Nantes et relâché le 10 mars 1941. En 1943 il s’engage au STO (Service du travail obligatoire) et part en Allemagne le 21 juin pour mener des missions d’espionnage en Allemagne. Il est arrêté par la Gestapo le 8 juillet 1943 à Königsberg. Le 25 août il est ramené à Angers et incarcéré à la prison du Pré-Pigeon de cette ville. Le 6 septembre il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18 où il reçoit le matricule 21696. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp. Le 13 octobre, il est transféré au Kommando de Dora. Considéré par les SS comme «inapte au travail» il est incorporé, le 6 février 1944, dans un convoi de 1000 malades ayant pour destination le camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne.
René NIOL est déclaré disparu. Il est à titre posthume Chevalier de la Légion d’honneur.