Né le 8 juin 1911 à L’Aigle dans le département de l’Orne, il est secrétaire de mairie à L’Aigle. Mobilisé en septembre 1939, il participe à la campagne de France, puis connaît l’évacuation de la poche de Dunkerque vers l’Angleterre lors de l’opération Dynamo. Il revient en France par Cherbourg le 2 juin 1940 et est démobilisé au mois d’août. En août 1942, il rejoint la Résistance au sein du réseau OCM (Organisation civile et militaire) , il a en charge, de par sa fonction, de la fabrication de faux-papiers et de la fourniture des cartes d’alimentation pour les clandestins. Il est arrêté le 3 septembre 1943 à l’Aigle par la Gestapo, incarcéré à la prison des Ducs à Alençon (61), puis le 18 novembre transféré à la prison du Cherche-Midi à Paris. Le 20 novembre, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 20757. Déporté le 16 décembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 38712. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp, puis intègre le Block 26 au Grand camp. Il est affecté le 3 mai au Kommando intérieur Baukommando I (entretien et construction pour l’usine), le 19 juin au Kommando intérieur Mibau Wirtschaftsbau (l’usine d’armement). Lors du bombardement du 24 août il est blessé et est amputé de quatre orteils. Il est libéré le 11 avril 1945.
Jean PACHAUD est décédé le 2 juin 1997 à l’Aigle dans le département de l’Orne.