Né le 10 mai 1923 à Clermont-Ferrand dans le département du Puy-de-Dôme. Il est recensé pour le STO (Service du travail obligatoire). Pour éviter d’aller travailler en Allemagne, il fait une demande d’admission dans le corps des gardiens de la paix. Sa demande est acceptée et il rejoint le 4 avril 1944 les G.M.R (Groupes mobiles de réserve) « Limagne » à Vichy. Depuis le 25 mai il fait partie de la 4e compagnie du Maquis de Saint-Genès-Champanelle (63). Il décide le 7 juin, avec un collègue, de quitter les GMR pour rejoindre le maquis. Ils sont arrêtés en gare de Vichy alors qu’ils sont en possession de leurs équipements, de leurs armes (2 fusils et un revolver) et des munitions. Lucien Païs réussit à échapper et à prendre le train en marche. Il est arrêté le 8 juin à la descente du train en gare de Clermont-Ferrand. Gardé à vue au commissariat central de la ville, il est ramené à Vichy, incarcéré à la prison de Cusset (03). Il est interné le 21 juin au centre de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81) par arrêté de la Direction Générale de la Police Nationale en date du 19 juin 1944. Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69754. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp. Le 14 septembre il est transféré au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine une usine de fabrication de pièces d’avions Junkers.
Lucien PAÏS y décède le 30 janvier 1945.