Né le 2 juillet 1914 à Rouen dans le département de la Seine-Maritime, il est ouvrier agricole à Montroty (76). Mobilisé en septembre 1939, il participe à la campagne de France. Fait prisonnier en 1940, il bénéficie d’une libération. Individuellement sans appartenir à un réseau de résistance, il participe au sauvetage de soldats alliés parachutés. Il est arrêté le 12 juillet 1944 à son domicile, par la police allemande, suite à une dénonciation. Incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76), il est le 28 juillet interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78582. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 septembre, il est affecté au Kommando intérieur Entwasserung (drainage). Le 13 septembre, il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé de transformer en usine une mine de sel située à 460 mètres sous terre. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque.
Alphonse PAPILLON est abattu le 7 mai par un SS entre Dittersbach et Ansprung.