Né le 22 juin 1909 à Saint-Nazaire dans le département de la Loire-Atlantique, Il est fraiseur aux usines Saurer à Suresnes (92). Il a rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il est arrêté le 9 février 1941, sur les lieux de son travail, par des inspecteurs des Renseignements généraux pour propagande communiste. Emmené au commissariat de Puteaux (92), il est transféré cinq jours plus tard au Dépôt, puis à la prison de La Santé à Paris. Le 21 octobre 1941, il comparait devant les juges de la Section spéciale qui le condamne à cinq ans de prison et cent francs d’amende. Il est emprisonné successivement le 23 octobre à la Centrale de Claivaux (10), le 13 novembre à celle de Melun (77), puis le 2 janvier 1944 à la prison de Châlons-sur-Marne (51). Le 1er avril il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51185. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 60 également au Petit camp. Le 8 juin, il est nommé Stubendienst (adjoint au chef de Block) au camp des tentes du Petit camp, le 22 octobre il est affecté au Kommando Invalidenblocks (petits travaux dans le camp) et le 25 octobre, il devient Stubendienst (adjoint au chef de Block) au Block 60. Il est libéré le 11 avril. Il était membre de la Brigade Français d’Action Libératrice.
Charles PATILLON est décédé le 17 septembre 1972 aux Essarts dans le département de la Vendée.