Né le 24 novembre 1925 au Havre dans le département de la Seine-Maritime, il est employé d’assurances et demeure dans sa ville de naissance. En mai 1943, il rejoint la Résistance au sein du réseau Narbonne qui dépend du réseau Marathon, en tant qu’agent de renseignement P2, chargé de mission de 3e classe. Il a en charge la surveillance des Jeunesses Nationales Populaires de Marcel Déat, de relever les plans des ouvrages allemands et de l’interception de lettres anonymes destinées à la Gestapo. Il est arrêté à son domicile sur dénonciation le 20 juillet 1943, incarcéré à la prison de la ville, puis transféré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76). Le 17 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 25271. Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29, il reçoit le matricule 43967. Il effectue sa période de quarantaine au Block 61 du Petit camp, puis intègre le Block 38 du Grand camp. Il est affecté le 20 avril au Kommando intérieur Strassenbau (entretien et réalisation de routes), le 30 juillet au Kommando intérieur 2 E Bahnhof Weimar-Nord (travaux en gare de Weimar-Nord), le 9 septembre au Kommando intérieur Baukommando I (entretien et construction pour l’usine). Le 12 septembre il est transféré au Kommando d’Halberstadt chargé de la fabrication des Junkers 88 et Junkers 62. Le 22 février 1945, il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre les Blocks 9,4,3, puis il est admis au Revier. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945, sauf pour les malades qui restent sur place. Il est libéré à Langenstein par les troupes américaines le 13 avril 1945, puis conduit à L’hôpital militaire américain installé à Halberstadt.
Jean-Claude PAUMIER est décédé le 2 janvier 1982 au Havre dans le département de la Seine-Maritime.