Né le 28 septembre 1875 à Colombiers dans le département de l’Orne, il est repousseur sur cuivre domicilié à Alençon (61). Le 1er juillet 1917, il est versé dans l’Armée territoriale affecté au 19ème BCP (Bataillon de chasseurs à pieds), puis en février 1918, au 104ème RI (Régiment d’infanterie), il est démobilisé le 12 février 1919. En janvier 1941, il décide de rejoindre les FFL en Afrique du Nord en passant par la frontière espagnole. Il est malheureusement arrêté par la police de Vichy et renvoyé en Normandie sans avoir pu atteindre son but. En 1943, il rejoint la Résistance au sein du service Action du BOA (Bureau des opérations aériennes). Il participe à la distribution de fausses cartes d’identité à de jeunes requis du STO (Service du travail obligatoire) et à leur hébergement ainsi qu’au transport d’armes résultant de parachutages. Il intervient aussi au sauvetage et au camouflage des aviateurs alliés. Il est arrêté le 15 juillet 1843 à son domicile par la Feldgendarmerie, incarcéré à la caserne Bonet à Alençon puis transféré le 14 août 1943 à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76). Le 16 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 25272. Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29, il reçoit le matricule 44401. Il effectue sa période de quarantaine au Block 56 du Petit camp.
Édouard PAYSANT y décède le 17 mars 1944.