Né le 1er février 1910 à Russange dans le département de la Moselle, il est ajusteur, puis concierge aux Aciéries de Micheville à Villerupt (54). Il est membre du Parti communiste. Au début de l’Occupation, il est responsable d’une filière pour le franchissement de la frontière franco-luxembourgeoise. Il est arrêté le 10 août 1941 par des policiers allemands à son domicile en qualité d’otage. En effet, le 14 juillet de nombreux monuments aux morts ont été fleuris. Il est interrogé à l’Hôtel de ville de Longwy (54), puis à la prison de Nancy (54) et le 12 août interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 6 juillet 1942, il est déporté à Auschwitz qu’il atteint le 8 il devient le matricule 45956 qui lui sera tatoué sur l’avant-bras gauche quelques mois plus tard. Le 9 juillet, tous sont conduits à pied au camp de Birkenau, puis en fonction de leur profession certains retourne à Auschwitz 1, Henri Peiffer reste à Birkenau. Le 19 mars 1943, il est envoyé à Auschwitz I affecté comme Dolmetscher (secrétaire interprète) à la DAW d’Auschwitz I. Entre le 14 août et le 12 décembre 1943, il est placé en quarantaine au Block 11. Le 13 décembre, il est réaffecté comme serrurier à l’usine DAW Arsenal Breslau. Le 28 août 1944, il est transféré au camp de Flossenbürg où il devient le matricule matricule 19878. Le 29 octobre il est envoyé directement au Kommando de Wansleben qui dépend du camp de Buchenwald il reçoit le matricule 93420. Ce Kommando est chargé de creuser dans une mine de sel de grandes salles pour y installer une unité de fabrication de pièces d’avions Heinkel. Le Kommando est évacué à pied le 12 avril 1945 en direction de l’est. Il est libéré le 14 avril par les troupes américaines entre les villages de Quellendorf et de Hinsdorf. (Land de Saxe-Anhalt).
Henri PEIFFER est décédé le 30 août 1993 à Villerupt dans le département de la Meurthe-et-Moselle.