Né le 11 novembre 1913 dans le XIX° arrondissement de Paris, il est instituteur. Mobilisé, il est fait prisonnier mais réussit à s’évader avant d’être envoyé en Allemagne. Il s’installe à Vichy (03), il est chef de rédaction au Ministère de l’Information. Il rejoint la Résistance au sein d’un mouvement qui devient plus tard le M.N.P.G.D. (Mouvement national des prisonniers de guerre et des déportés). Il fabrique des fausses pièces d’identité pour les prisonniers de guerre évadés. Il rejoint également l’ORA (Organisation de la résistance de l’armée). Il est arrêté le 10 mai 1943 par la Gestapo à son domicile, incarcéré à la prison de Vichy, transféré le 21 juin à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03), puis interné le 19 janvier 1944 au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 24 où il reçoit le matricule 41724. Il effectue sa période de quarantaine au Block 57 du Petit camp. Le 6 février il est transféré au Kommando de Dora. Le Complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945, il est incorporé le 5 dans un convoi d’évacuation en train en direction du camp de Ravensbrück qu’il atteint le 14 avril et où il reçoit le matricule 13539. Malade il est admis au Revier du camp.
Gaston PICART LE DOUX y décède le 18 avril 1945.