Né le 6 mai 1899 à Saint-Varent dans le département des Deux-Sèvres, il est fermier domicilié à Tourtenay (79). Début 1943, il rejoint la Résistance au sein de l’OCM (Organisation civile et militaire) il a en charge avec son fils Gérard la réception et le stockage du matériel parachuté. Le 13 juin, il réceptionne deux tonnes d’armes, de munitions et de matériel. L’opération se reproduit le lendemain. C’est plus de quatre tonnes qu’il faut dissimulée dans une cave troglodytique de la ferme familiale. Il est arrêté le 9 août à son domicile par les autorités allemande, incarcéré à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers (86), puis le 13 janvier 1944 interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 23296. Déporté le 22 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 24, il reçoit le matricule 42593. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp, puis intègre le Block 26 au Grand camp. Il est affecté à divers Kommandos intérieurs. Le 8 novembre il est transféré au camp de Mittelbau-Dora. Malade il est admis directement au Revier du camp. En Février 1945, il est affecté au Hall 21. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril. Il est incorporé le 5 dans une colonne d’évacuation. Le 8 le convoi ferroviaire est arrêté à Osterode, les plus valides partent à pied et une partie, environ 300 personnes dont Léonce et son fils, incapables de suivre remontent dans le train. Ce dernier est à nouveau stoppé quelques kilomètres plus loin à Münchehof. De là ils sont conduits dans un camp désaffecté des Hitlerjugend (les jeunesses hitlériennes). Il est libéré le 11 avril par l’armée américaine.
Léonce PICHOT est décédé le 26 décembre 1984 à Thouars dans le département des Deux-Sèvres.