Né le 27 juin 1914 à Saint-Nazaire (enregistré uniquement sous l’identité de Pierre à l’état civil) dans le département de la Loire-Atlantique, il est veilleur de nuit à l’hôpital Saint-Jacques à Nantes (44). Il est recruté par Jean-Baptiste Peneau surveillant-adjoint en psychiatrie à l’hôpital qui cherche à recruter des volontaires parmi ses collègues pour constituer un Corps–franc. Ce groupe qui dépend du réseau Alexandre Buckmaster participe à des actions individuelles (coupure des fils électriques du système d’allumage destiné à faire sauter le pont de Pirmil et à la récupération d’armes à Saint-Philbert de Grandlieu et leur transport vers le centre-ville. Il est arrêté le 30 juillet 1943 à la sortie de son travail, incarcéré à la prison La Fayette de la ville, puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 28 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 30 où il reçoit le matricule 30962. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp, puis intègre le Block 26 au Grand camp. Il est affecté le 1er février 1944 au Kommando intérieur SS-Siedlung Kleinobringen (travail à la caserne SS), le 16 aout au Kommando Entlader Gustloff-Werk II (déchargement pour l’usine) et le 1er septembre au Kommando Baukommando I (construction). Il est libéré le 11 avril 1945.
PIERRE est décédé le 19 septembre 1982 à Paimboeuf dans le département de la Loire-Atlantique.