Né le 30 janvier 1912 à La Ferté-Macé dans le département de l’Orne, il est agriculteur domicilié à Mardilly (61). Mobilisé en septembre 1939, il est affecté au 2ème RC (Régiment de cuirassiers). Fin août 1940, il est démobilisé à Montech (82) et regagne son domicile. Courant 1943, il rejoint la Résistance au sein de l’OCM (Organisation civile et militaire), puis intègre le groupe BOA (Bureau des opérations aériennes) de Mardilly. Il participe à la réception du matériel parachuté sur les terrains d’Échauffour (61) et de Cisai-Saint-Aubin (61). Il prend également part au transport des armes parachutées vers plusieurs dépôts clandestins. Après le 6 juin 1944, avec le groupe de Mardilly il abattent des arbres sur les routes pour entraver le mouvement des Allemands. Il est arrêté le 17 juin à Mardilly par des supplétifs français de la Sipo-SD de l’Orne. Il est interrogé pendant trois jours dans les locaux de l’Institution Sainte-Marie, à Gacé (61), puis le 20 juin transféré au camp de Damigny (61) et le 5 juillet à la prison d’Alençon (61). Il est ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 46798. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 80942. Il effectue sa période de quarantaine au camp de tentes du Petit camp. Le 8 septembre il est affecté au Kommando intérieur Baukommando II (entretien et construction à l’intérieur du camp). Le 13 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque.
Clément POIRIER est abattu le 20 avril par un SS entre les villes de Riemsdorf et Kurort-Hartha lors de cette évacuation.