Né le 27 novembre 1921 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique, il est étudiant et demeure à Nîmes (30). En 1942, il intègre la promotion Croix de Provence à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr repliée à Aix-en-Provence (13) qui est dissoute après l’occupation de la zone sud par les allemands en novembre 1942, il est affecté avec Daniel, son frère jumeau, aux Chantiers de Jeunesse groupement 24 de Lodève (34) qu’ils quittent pour échapper au STO (Service du travail obligatoire). Alors qu’il tente de franchir la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres), il est arrêté à Vivès (66) le 29 juin 1943 par la Feldgendarmerie. Il est incarcéré à Vivès, puis transféré à la Citadelle de Perpignan (66) et le 8 juillet interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) où il reçoit le matricule 16328. Déporté le 28 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 30 où il reçoit le matricule 30884. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp. Le 12 janvier 1944 il est transféré au Kommando de Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 5 dans un convoi d’évacuation dans lequel il réussit avec un camarade à s’échapper. Il est libéré le 4 mai lorsqu’il rencontre les troupes américaines près de la ville de Magdebourg.
Gilles PRADERE-NIQUET est décédé le 20 octobre 2006 dans le XV° arrondissement de Paris. Il est Officier de la Légion d’honneur.