Né le 19 février 1916 à Salies-du-Béarn dans le département des Pyrénées-Atlantiques. En 1939 il est mobilisé au 21e RIC (Régiment d’infanterie coloniale). Le 15 juin 1940 il gagne l’Angleterre où il est affecté dans la Royal-Air-Force à l’État-major de la 75e Wing. Il revient clandestinement à Grenoble (38). Il devient directeur de la société l’Avenir Publicité une filiale de l’Agence Havas. Le 22 novembre 1943, il est convoqué à Vichy (03) par le consul d’Allemagne. Le lendemain il est arrêté par le chef de la Gestapo de Vichy accusé d’avoir facilité la fuite, à l’aide de véhicules de sa société, d’un agent des services de renseignements belge. Il est incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Il est déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 186311 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52661. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis au Block 57 également au Petit camp. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 10169. Le camp de Flossenbürg est évacué les 19 et 20 avril 1945. De 14 à 15000 détenus, partent à pied vers le Sud en 5 colonnes. Près de la moitié sont décimée durant cette marche. Il est libéré le 23 avril 1945 par les Américains dans la région de Cham.
Max RÉNIER est décédé le 18 mai 1993 dans le VIII° arrondissement de Paris.