Né le 27 mars 1922 à Caen dans le département du Calvados, il est ouvrier agricole, domicilié à Langrune-sur-Mer (14). Il est requis à la mi-juin 1943 pour le STO (Service du travail obligatoire) et se présente en gare de Caen le 30 juin pour prendre le train spécial des requis en direction de l’Allemagne. Lors d’un arrêt en gare de Mézidon, la situation dégénère,des cris, des insultes contre Pétain, Laval et les Allemands. Les jeunes descendent du train sur le quai et commencent à piller un chargement de fromages en instance de chargement. Les fonctionnaires allemands de la Reichsbahn, présents, interviennent pour faire cesser le chahut, mais ils sont dépassés. Des agents de la Gestapo, épaulés par la Feldgendarmerie et quelques gendarmes français arrivent sur les lieux. Les requis, au nombre de 196, ont regagné les wagons, mais douze d’entre eux, désignés au hasard, et considérés par la Gestapo comme responsables, sont emmenés à la Maison d’arrêt de Caen. Henri Renobert est du nombre. Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 16739. Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4, il reçoit le matricule 20414. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp, puis intègre le Block 14 au Grand camp. Le 6 octobre il est transféré au Kommando de Dora.
Henri RENOBERT y décède le 16 décembre 1943.