Né le 3 septembre 1906 à Méricourt dans le département du Pas-de-Calais, il est ouvrier aux Forges de Chatillon-Commentry (03). Mobilisé le 2 septembre 1939, il est affecté au 15e RG (Régiment de génie), blessé en Alsace en octobre il est envoyé dans un hôpital à Dijon (21). Le 18 décembre il est affecté spécial aux Forges de Chatillon-Commentry. Militant communiste et malgré la dissolution, il reprend des activités militante et distribue des tracts. Il est arrêté le 31 décembre 1941 par la police de Commentry. Il est emmené au Commissariat Principal des Renseignements Généraux à Montluçon (03), puis transféré à Clermont-Ferrand (63). Il est jugé et condamné à deux ans d’internement administratif par le Tribunal Militaire de Clermont-Ferrand le 16 février 1942 pour avoir exercé une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d’ordre émanant ou relevant de la 3ème Internationale. Il est emprisonné à la prison de Mauzac (24). Il est libéré le 28 septembre 1943 mais aussitôt arrêté le 26 octobre à son domicile par la gendarmerie et interné au camp de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69041. Il effectue période de quarantaine au camp au Block 51 du Petit camp. Le 22 août il est transféré au Kommando de Weferlingen chargé d’aménager dans une mine de potasse une usine de fabrication de moteurs d’avion et bateaux rapides. Le 9 octobre il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre le Block 13.
Vital RIVIER y décède le 30 janvier 1945.