Né le 9 mars 1910 au Havre dans le département de la Seine-Maritime, il est électricien domicilié dans sa ville de naissance. Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire), il entre dans la clandestinité en 1941 et rejoint en décembre 1943 les FTPF (Francs-tireurs partisans français). En janvier 1944, il est nommé Commandant de la Compagnie FTPF du Havre. En mars 1944, il participe au sabotage d’un pylône à Gonfreville l’Orcher (76). Il est arrêté le 29 juillet 1944, incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76), puis ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 47893. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78676. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 8 septembre il est affecté au Kommando intérieur Baukommando II (entretien et construction à l’intérieur du camp). Le 12 septembre il est transféré au Kommando Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le 11 avril 1945 le Kommando est évacué à pied lors d’une marche à pied épuisante de 500 km pendant 23 jours, probablement une des Marches de la mort les plus longues et les plus meurtrières. Il est libéré le 4 mai au alentours de la ville de Parchim.
Henri ROBLIN est décédé le 25 juin 1983 au Havre dans le département de la Seine-Maritime.Il est Chevalier de la Légion d’honneur.