Né le 27 janvier 1922 à Pompey dans le département de la Meurthe-et-Moselle, il est tourneur sur métaux domicilié dans sa ville de naissance. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse de partir travailler en Allemagne et décide de rejoindre le Maquis du Vercors (38). Il est arrêté le 6 février 1944, dans un bar de Valence en attendant les instructions pour rejoindre le Vercors, lors d’une rafle par des miliciens. Il est incarcéré à la prison de la ville, puis transféré à celle de Montluc à Lyon (69). Il est ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 186363 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 53025. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis au Block 57 également au Petit camp. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg, il devient le matricule 10162. Le 17 juin il est affecté au Kommando de la gare. Le camp de Flossenbürg est évacué les 19 et 20 avril 1945. De 14 à 15000 détenus, en 5 colonnes, partent à pied vers le Sud. Près de la moitié sont décimée durant cette marche. Il est libéré le 23 avril 1945 dans la région de Cham.
Jean ROUSSEAUX est décédé le 18 décembre 1990 à Vandœuvre-lès-Nancy dans le département de la Meurthe-et-Moselle.