Né le 11 juillet 1922 à Ronchin dans le département du Nord, il est étudiant pour devenir professeur de mathématiques, domicilié à Bayeux (15). Alors qu’il s’apprête à se présenter au concours de l’agrégation, il est requis pour le STO (Service du travail obligatoire). Ne voulant pas aller travailler en Allemagne, il quitte son domicile et se rend à Grenoble (38). A partir du 1er juillet, il intègre plusieurs petits maquis : le camp Villars dans l’Oisans, en juillet, puis le camp de Theys (Belledonne), en août et en septembre un petit Corps franc basé à Saint-Antoine (canton de Saint-Marcellin), composé de quelques réfractaires. Le 4 février 1944, il est surpris et arrêté lors d’une expédition conjointe de gendarmes et de miliciens. Incarcéré à la prison de Grenoble (38), puis le 6 février transféré à la prison Saint-Paul à Lyon (69). Déporté depuis Lyon le 29 juin au camp de Dachau qu’il atteint le 2 juillet, il reçoit le matricule 75674. Après sa période de quarantaine, il est affecté le 21 novembre au Kommando de Weissensee chargé de l’électrification du chemin de fer de la ville de Munich. Le 12 décembre, il est transféré à Buchenwald où il perçoit un nouveau matricule le 41325 et intègre le Block 51 du Petit camp. Le 20 décembre, il est envoyé au Kommando d’Ohrdruf chargé de travaux de terrassement du creusement de vingt-trois galeries et de la construction d’une voie ferrée pour la future installation souterraine de l’État-major-général de la Wehrmacht. Il reçoit un nouveau matricule 110795. Le 12 janvier 1945, il est renvoyé à Buchenwald où il intègre le Block 67 au Petit camp, affecté au Kommando intérieur Invalidenblocks (petits travaux dans le camp) Il est libéré le 11 avril 1945.
Julien SAGOT est décédé le 7 février 2014 à Portes-lès-Valence dans le département de la Drôme.