Né le 4 juin 1922 à La Montagne dans le département de la Loire-Atlantique, il est fraiseur. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire) il refuse d’aller travailler en Allemagne et se réfugie à Ruffigné (44) où il travaille en forêt comme bûcheron. Le 11 novembre 1942 il rejoint la Résistance au sein du CND-Castille où il est chargé de la récupération du matériel parachuté et a en charge le transport à vélo des appareils de transmission. Il est arrêté le 24 janvier 1944 à Ruffigné par la Gestapo et la Feldgendarmerie, emmené à la Kommandantur de Châteaubriant (44), puis incarcéré à la prison d’Angers (49) et le 20 avril interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 186386 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 53043. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp et ensuite passe au Block 57 également au Petit camp, puis intègre le Block 14 au Grand camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 10 juin il est transféré au Kommando de Mühlhausen chargé de la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes d’avion pour les avions Junkers. Le 15 juin, il est renvoyé à Buchenwald affecté le 26 juin au Kommando intérieur Schachtkommando 1 (Kommando des puits). Le 15 juillet il est renvoyé au Kommando de Mühlhausen. Le 25 septembre, il est transféré au Kommando de Rottleberode chargé d’aménager les galeries d’une grotte de gypse pour y installer une usine de production Junkers Flugzeug Motorenwerke. Le Kommando est évacué le 4 avril en direction du camp de Sachsenhausen qu’il atteint le 16. Selon un témoignage d’un de ses camarades, il est admis au Revier du camp.
Yves SAUTON est déclaré disparu.