Né le 8 mai 1900 à Déville-lès-Rouen dans le département de la Seine-Maritime, il est ingénieur à la Compagnie Française des Métaux, importante usine située à Déville-lès-Rouen qui travaille pour les occupants. Mobilisé en septembre 1939 il est affecté au 291e RI (Régiment d’infanterie). Il est fait prisonnier et en février 1941, il est rapatrié pour blessures et démobilisé cinq mois plus tard. Il rejoint la Résistance et devient l’un des quatre chefs de groupe de l’organisation Combat. Sa position dans l’entreprise lui permet de fournir les plans de l’usine qui est la cible d’un sabotage le 30 octobre 1943. Il est arrêté sur son lieu de travail le 24 mars 1944 par la Sûreté de Police allemande de Rouen, incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76). Le 12 avril il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31709. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 186428 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 53478. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis au Block 57 également au Petit camp. Le 25 mai, il est transféré au camp de Flossenbürg, il devient le matricule 10202.
Roger SCHLAICH y décède le 15 juillet 1944.