Né le 28 avril 1899 à Paris, il est médecin domicilié à Elbeuf (76). En mars 1942, il rejoint la Résistance en tant que membre du comité directeur clandestin du mouvement Résistance. Il délivre des faux papiers à des partisans, des clandestins puis aux réfractaires au STO (Service du travail obligatoire). Il soigne aussi en secret ceux qui vivent dans l’illégalité. Il est arrêté le 3 mars 1943 par la Feldgendarmerie, en représailles, suite à plusieurs attentats sur des soldats allemands commis au début de l’année 1943. Il est incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen (76) puis transféré le 10 mars au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 11925. Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 21824. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp. Le 10 décembre, il est transféré au Kommando de Düsseldorf chargé de l’emboutissage de métaux légers de Rheinmetall-Borsig AG comprenant le soudage et le cirage de conteneurs utilisés, entre autres, dans la fabrication de fusées. Il s’occupe du Revier sous la responsabilité d’un médecin SS. Le Kommando est évacuation le 2 mars 1945 à Buchenwald qu’il atteint le 10 et intègre le Block 55 au Petit camp. Le 2 avril, il est affecté au Kommando intérieur Invalidenblocks (petits travaux dans le camp). Il est libéré le 11 avril 1945.
Émile SCHOENGRUN est décédé le 24 juin 1968 à Elbeuf dans le département de la Seine-Maritime.