Né le 27 juin 1891 à Saint-Martin-de-Fressengeas dans le département de la Dordogne, il est commis des Postes à Périgueux (24). Lors de la Deuxième guerre, il exerce le métier d’ingénieur à la Radiodiffusion Nationale à Vichy (03). Il rejoint la Résistance le 1er mars 1943 au sein du réseau Jade-Fitzroy. Le 8 mars 1944 il est arrêté à Vichy par la Gestapo, incarcéré puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51764. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Il est transféré le 20 juin au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre le Block 4 puis est envoyé au Revier. Le 4 novembre, il est renvoyé à Buchenwald au Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 20 novembre au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 18 décembre au Kommando Bahnhof Nord Weimar (travaux en gare de Weimar), le 5 février au Kommando Holzhof (collecte du bois de chauffage) et le 24 mars au Kommando Häftlingskammer (entrepôt des effets). Il est libéré le 11 avril 1945.
Camille SUDRIE est décédé le 10 avril 1960 à Peyrilhac dans le département de la Haute-Vienne.