Né le 4 juillet 1894 à Aurignac dans le département de la Haute-Garonne, il est employé des Assurances sociales. Il s’engage à dix-huit ans au 83° RI (Rédiment d’infanterie). Il combat durant la Grande guerre et est décoré de la Croix de guerre 1914-1918. Après l’armistice, sous-officier de carrière, il se bat en Syrie, il est blessé et décoré de la Médaille militaire. Rapatrié en 1929 pour paludisme. Il entre comme employé à la Caisse vieillesse-invalidité-décès de la région toulousaine. Il rejoint dès 1940 la Résistance. Il est agent P2 du réseau Brutus à partir de septembre 1942. Chargé de l’organisation du passage entre les deux zones, il participe à l’impression de faux papiers allemands et appartint à l’AS (Armée Secrète). Il est également membre du réseau Nana (OSS) (Office of Strategic Services). Suite à une dénonciation, il est arrêté par la Gestapo le 24 février 1944, emprisonné à la prison Saint-Michel à Toulouse (31). Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté le 27 avril à destination d’Auschwitz qu’il atteint le 30. Il lui est tatoué sur le avant-bras gauche le matricule 185380. Le 1er octobre , il rejoint le camp de Buchenwald, il reçoit un nouveau matricule le 90302. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 au Petit camp, puis Il est envoyé au Block 26 du Grand camp, Il est affecté le 20 octobre au Kommando intérieur Bauhof (atelier de construction). Il est libéré le 11 avril 1945.
Sylvain DAURIAC est décèdé le 12 décembre 1969 à Toulouse dans le département de la Haute-Garonne. Il est Grand-Croix de la Légion d’honneur.