Né le 23 août 1900 à Couëron dans le département de la Loire-Atlantique, il est métallurgiste. Militant communiste, il rejoint le FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). Il est arrêté le 13 septembre 1942 à Couëron par le SPAC (Service de police anti-communiste), incarcéré à la prison de Nantes (44), puis le 8 avril 1943 transféré à celle de Vitré (35). Le 15 avril il est jugé par la Section spéciale de la Cour d’Appel de Rennes (35) qui le condamne à deux ans de prison et 1200 francs d’amende. Il est emprisonné le 17 juin à la centrale de Poissy (78), le 20 septembre à celle de Melun (77) et le 15 décembre à la prison de Châlons-sur-Marne (51). Le 24 avril 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51348. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando de Wieda siège de la SS-Baubrigade III, affecté au chantier du Kommando de Nüxei chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Le 30 juillet il est envoyé au Kommando de Dora où il intègre le Block 132 affecté au Kommando 162. Il fait plusieurs séjours au Revier du camp, puis est envoyé au Kommando 162a. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 5 dans un convoi d’évacuation en direction du camp de Bergen-Belsen. Le 9 il atteint le camp des casernes de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 avril 1945 par les troupes britanniques.
Pierre TAILLANDIER est décédé le 20 juin 1945 à Couëron dans le département de la Loire-Atlantique.