TAMANINI Jacqueline KLB 3939

Née le 7 octobre 1921 dans le XIe arrondissement de Paris, elle est mécanicienne en lingerie et domicilié à Montreuil (93). Elle est membre des Jeunesses communistes et participe au regroupement des jeunes patriotes et à leur organisation en assurant la liaison de plusieurs secteurs de la banlieue Est. Elle transporte des armes, de la propagande anti-allemande, sous le contrôle du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France). En septembre 1942, elle quitte son domicile suite à l’arrestation de son père et rentre en clandestinité, envoyée par le Parti communiste au Croisic (44) pour constituer un détachement spécial FTPF. Elle est arrêtée le 6 août 1943 au Croisic par des gendarmes français, incarcérée à la prison de Nantes (44), le 10 janvier 1944, elle est transférée à celle de Vitré (35). Le 13 janvier, elle est jugée et condamnée par la Section spéciale de la Cour d’appel de Rennes (35) à deux ans de prison. Le 17 mai elle est emprisonné à la prison de Rennes, puis le 17 mai transférée au fort de Romainville (93). Déportée le 30 mai depuis la gare de l’Est à Paris au camp de Neue-Bremm à Saarbrücken qu’elle atteint le jour même. Le 13 juin, elle est envoyé au camp de Ravensbrück après deux jours de transport, elle reçoit le matricule 42176. Le 22 août elle est transférée au Kommando de Leipzig-Schönefeld qui dépend du camp de Buchenwald où elle perçoit un nouveau matricule le 3939. Ce Kommando est chargé de la production de panzerfäuste et d’obus pour la firme Hassag. Le Kommando est évacué le 13 avril 1945. Trompant la surveillance des SS au bout de huit à dix jours, elle réussit avec d’autres camarades à s’évader de la colonne. Elle est libérée à la rencontre des forces alliées.

Jacqueline TAMANINI est décédée le 20 octobre 2019, à Montreuil dans le département de la Seine-Saint-Denis.