Né le 5 octobre 1901 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique, il est surveillant du service électrique des chemins de fer à Angers (49). Il est arrêté le 8 avril 1943, sur son lieu de travail par la Gestapo, comme otage en représailles pour avoir, avec son épouse, facilité le départ et le passage de son fils en Espagne. Il est incarcéré à la prison du Pré-Pigeon à Angers, puis le 29 juin interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20402. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp. Le 9 octobre il est transféré au Kommando de Laura chargé d’installer dans des galeries d’une carrière d’ardoise, une usine souterraine de production d’oxygène liquide pour les fusée V2 et de procéder à des essais de propulsion. Le 25 juin il est renvoyé à Buchenwald où il intègre le Block 19 du Grand camp. Le 24 juillet il est affecté au Kommando intérieur Schachtkommando (Kommando des puits). Le 2 août il est transféré au Kommando de Dora où il intègre le Block 125 puis 103. En décembre il est envoyé au Kommando d’Artern chargé de la fabrication de matériels électriques pour les V1 et pour la firme Gollnow de l’aménagement de véhicules spéciaux pour le transport des V2. Le Kommando est évacué à pied le 5 avril 1945, parvenu le 8 avril au Kommando de Rehmsdorf où l’ ensemble des déportés sont transportés en wagons découverts vers la Tchécoslovaquie. Aristide Tarreau est libéré le 8 mai 1945 à Kaplitz par les partisans tchèques près de Ceské Budejovice.
Aristide TARREAU est décédé le 15 novembre 1954 à Anglet dans le département des Pyrénées-Atlantiques.