Né le 14 novembre 1919 à Saint-Avold dans le département de la Moselle. Le 1er janvier 1939 il s’engage au 50e BCC (Bataillon de chars de combat), puis successivement au 19e BCP ( Bataillon de chasseurs à pied), au 1er RCP (Régiment de cuirassiers portés) au 18e RI (Régiment d’infanterie), au 7e RCA (Régiment de chasseurs d’Afrique) et au 150e RI. Il est démobilisé le 27 novembre 1942 titulaire de la Croix de guerre 39-40. Il embauche à la SNCF à Agen (47). Il a rejoint la Résistance depuis le 1er novembre 1942 au sein du réseau Brutus en qualité de chargé de mission de 3e classe. Il s’occupe de la réception du matériel parachuté et du camouflage des armes réceptionnés. Il est arrêté le 24 octobre 1943 à Agen par la Gestapo, incarcéré à la prison de la ville, puis le 4 novembre transféré à celle de Toulouse (31) et le 30 novembre à celle de Fresnes (94). Déporté le le 13 décembre depuis la gare de l’Est au camp de Neue-Bremm à Sarrebruck. Le 16 janvier 1944 il est transféré au camp de Buchenwald où il reçoit le matricule 31994. Il effectue sa période de quarantaine au Block 55 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 1er avril il est transféré au Kommando de Dora, puis le 12 avril au Kommando d’Harzungen chargé des travaux de creusement du chantier B3. En mars 1945 il est envoyé au Kommando d’Ellrich-Juliushütte chargé des chantiers de la Mittelwerk. Le 4 avril le Kommando est évacué en direction du camp de Bergen-Belsen. Le 9 il atteint le camp des casernes de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 avril par les troupes britanniques.
Louis THOMAS est décédé le 10 mars 1970 à Barville dans le département des Vosges.